Joseph Helmus, né le 17 mai 1920 à Oberbesslingen, fut enrôlé dans le Service du travail du Reich le 17 février 1943 et rentra le 12 mai. Le 21 mai, il rejoignit la Wehrmacht pour y suivre une formation et en revint le 24 novembre 1943. Le 28 novembre 1943, il s’enfuit en Belgique, où il séjourna chez des agriculteurs pendant cinq mois avant de rejoindre le Maquis, où il resta jusqu’à l’arrivée des Américains. En septembre 1944, il retourna en Allemagne et rejoignit ses parents à Besslingen le 25 novembre. Ces derniers avaient été expulsés du pays le 10 août pour cause de désertion et vivaient à Limerle, ville frontalière belge, jusqu’au 10 septembre. Leur fils Josef fut affecté à la milice de Diekirch, où il resta jusqu’au 16 décembre. Durant cette période, il combattit fréquemment l’ennemi près de Vianden et Hosingen, le long de la frontière allemande, participant à de violents combats. Lorsque les Allemands entrèrent dans Diekirch, il lutta de nouveau avec bravoure contre l’ennemi et, avec l’aide des Américains, fit 82 prisonniers. Il se rendit ensuite au Luxembourg, où il servit comme officier de police pendant l’offensive. Le 10 février 1945, il retourna à Besslingen et devint policier auxiliaire. Fin juin, il s’est porté volontaire pour l’unité de déminage, mais le 3 août, il a été grièvement blessé par une grenade au phosphore, immédiatement transporté à l’hôpital, et y est décédé le 13 août après dix jours de souffrances.